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HISTORIQUE
Cest lors du Forum international PlanètERE
qui avait lieu à Montréal en novembre 1997 quont
eu lieu les premières rencontres entre Salifou Assane
Seiny, le président de lÉIP-Niger, Stéphane
Gingras, coordonnateur de lUSGL et lécologiste
Sylvie Trudel, afin détablir les bases dun
possible projet de partenariat entre les deux organisations.
Cest alors qua germé le projet «
Dun fleuve à lautre » qui a été
rapidement subventionné par lACDI pour une première
phase exploratoire.
Donc,
du 30 octobre au 14 novembre 1999 léquipe de
l'Union Saint-Laurent, Grands Lacs se retrouvait au Niger
dans le but d'identifier les problèmes environnementaux,
sociaux et économiques, et développer un projet
à long terme de protection environnementale autour
du fleuve Niger. Dans un premier temps, léquipe
de lEIP-Niger avait organisé une mission préparatoire
pour informer les populations du fleuve de l'arrivée
des écologistes québécois. Cette première
mission a permis à l'équipe d'arriver dans des
villages où les gens étaient déjà
informés et préparés et où les
discussions ont pu être dirigées vers les besoins
concrets des populations en matière de protection environnementale,
de santé humaine et de projets économiques.
Cette tournée dune douzaine de villages a permis
de bien identifier les problématiques rencontrées
dans tous les villages au bord du fleuve Niger.
Au niveau environnemental, quatre problématiques majeures
pour les populations du fleuve ont été identifiées
:
1) La prolifération de la jacinthe deau
2) L'ensablement du fleuve
3) Les eaux usées
4) La diminution des stocks de poissons et la perte de la biodiversité
De ces problèmes environnementaux, il a été
possible de dégager des problèmes de santé
et sociaux en découlant :
1) Propagation de la bilharziose et dautres maladies
liées à la qualité de leau du
fleuve
2) Diminution des poissons, source d'alimentation des populations
3) Diminution des niveaux d'eau du fleuve
4) Diminution des rendements des rizières
5) Manque daccès à leau potable
6) Diminution des terres agricoles par l'avancée
du désert
7) Diminution des produits agricoles, donc moins de revenus
pour les populations
Finalement,
suite à ces constatations, léquipe du
projet (membres de lÉIP et de lUSGL) ont
décidé de partir de la problématique
de la prolifération de la jacinthe deau afin
délaborer un projet à long terme. Ainsi
est né le projet « Dun fleuve à
lautre » qui a reçu un financement important
pour sa réalisation depuis ce temps. Le projet a pris
de plus en plus denvergure, incorporant depuis 2001
deux villages supplémentaires à celui de Kandadji,
ceux de Bonféba et Dessa. Comme le projet a été
créé à partir dune approche holistique,
les composantes sociales et économiques ont été
incorporées assez tôt dans le processus de développement
du projet.
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